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6 mars 2026
Guides pratiques

Sous-location : Règles et Autorisations 2026

Interdiction par défaut, autorisation du bailleur, Airbnb, sous-location partielle et sanctions.

Principe : interdiction par défaut

L'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 est clair : le locataire ne peut sous-louer son logement sans l'accord écrit du bailleur. Cette interdiction s'applique que la sous-location soit totale ou partielle, de courte ou longue durée.

Conditions pour une sous-location autorisée

Accord écrit du bailleur (lettre ou avenant au bail)

Le montant du sous-loyer est communiqué au bailleur

Le sous-loyer ne dépasse pas le loyer principal (proportionnel à la surface en cas de sous-location partielle)

Le sous-locataire reçoit une copie du bail principal et de l'autorisation du bailleur

Sous-location type Airbnb

La sous-location de courte durée (Airbnb, Booking, etc.) est soumise aux mêmes règles que la sous-location classique, plus des obligations supplémentaires :

Accord écrit du bailleur obligatoire

Dans les communes qui l'imposent, de plus en plus nombreuses : déclaration en mairie et numéro d'enregistrement (renseignez-vous auprès de votre mairie)

Résidence principale : 120 jours par an au plus, un plafond que certaines communes peuvent abaisser jusqu'à 90 jours

Le sous-loyer ne peut pas dépasser le loyer principal

Déclaration des revenus perçus aux impôts

Sanctions en cas de sous-location non autorisée

Résiliation du bail

Le bailleur peut demander la résiliation judiciaire du bail pour manquement grave aux obligations contractuelles.

Remboursement des sous-loyers

Le bailleur peut exiger le reversement de tous les sous-loyers perçus par le locataire (Cass. 3e civ., 12 septembre 2019, n° 18-20.727).

Amendes du meublé de tourisme

Défaut de déclaration en mairie lorsqu'elle est exigée : amende civile pouvant atteindre 5 000 €. Dépassement du plafond annuel de jours : amende civile de 10 000 €.

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