Principe : interdiction par défaut
L'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 est clair : le locataire ne peut sous-louer son logement sans l'accord écrit du bailleur. Cette interdiction s'applique que la sous-location soit totale ou partielle, de courte ou longue durée.
Conditions pour une sous-location autorisée
Accord écrit du bailleur (lettre ou avenant au bail)
Le montant du sous-loyer est communiqué au bailleur
Le sous-loyer ne dépasse pas le loyer principal (proportionnel à la surface en cas de sous-location partielle)
Le sous-locataire reçoit une copie du bail principal et de l'autorisation du bailleur
Sous-location type Airbnb
La sous-location de courte durée (Airbnb, Booking, etc.) est soumise aux mêmes règles que la sous-location classique, plus des obligations supplémentaires :
Accord écrit du bailleur obligatoire
Dans les communes qui l'imposent, de plus en plus nombreuses : déclaration en mairie et numéro d'enregistrement (renseignez-vous auprès de votre mairie)
Résidence principale : 120 jours par an au plus, un plafond que certaines communes peuvent abaisser jusqu'à 90 jours
Le sous-loyer ne peut pas dépasser le loyer principal
Déclaration des revenus perçus aux impôts
Sanctions en cas de sous-location non autorisée
Résiliation du bail
Le bailleur peut demander la résiliation judiciaire du bail pour manquement grave aux obligations contractuelles.
Remboursement des sous-loyers
Le bailleur peut exiger le reversement de tous les sous-loyers perçus par le locataire (Cass. 3e civ., 12 septembre 2019, n° 18-20.727).
Amendes du meublé de tourisme
Défaut de déclaration en mairie lorsqu'elle est exigée : amende civile pouvant atteindre 5 000 €. Dépassement du plafond annuel de jours : amende civile de 10 000 €.